バラ祭 – Bara Matsuri – Fête locale dans la campagne japonaise 

Quoi de mieux pour découvrir une culture que de participer à un événement local ?A l’occasion de la Fête des Roses, dans le Jardin des Roses à Murayama, une vingtaine de foodtrucks s’était installée pour le temps d’une soirée. Moment éphémère précieux, presque tout le village était présent (environ 25 000 habitants) ! Dans le jardin, des lumières tamisées et des petites bougies artificielles, déposées par les enfants, coloraient en douceur le paysage. 

Toutes les générations festoyaient harmonieusement. Les enfants jouaient à chat pendant que les parents regardaient le concert de jazz et les ado prenaient des selfies. C’était si « bon-enfant » que les japonais n’hésitaient pas à rire franchement lorsque les spectacles étaient faits par des débutants (même si ces derniers avaient 50 ans). Je n’ai pas réussi à cerner s’ils se moquaient ou si cela faisait parti du spectacle, dans le sens où celui-ci était fait pour rire…

On s’y sentait bien.  

Les différentes odeurs de cuisine donnaient l’impression d’être à l’emplacement nourriture d’un festival de musique. Tout donnait envie et poussait au cruel dilemme du choix de son repas du soir. Les tables de pique-nique ayant été prises d’assaut par les familles nombreuses, tous les autres se retrouvaient en petit groupe et mangeaient debout, accroupi, ou assis sur un micro bout de banc. 

En vivant avec une famille japonaise, on a cet chance de profiter des fêtes du village. J’ai toujours cette petite inquiétude qui me prend lorsqu’ils me proposent une sortie le soir : « mais à quelle heure on va se coucher ? » Parce qu’ici, même s’il y a un événement le soir, le lendemain c’est quand même lever à 5h pour s’occuper de la ferme jusqu’à 17h. C’est un rythme à prendre, mais qui effraie un peu au départ. D’ailleurs, eux n’allaient pas à la fête pour s’amuser, mais pour y travailler. Pendant que je me balladais joyeusement et prenais des photos dans tous les sens, la famille Sakai tenait un foodtruck où ils vendaient leurs crêpes maison faites à partir de farine de riz cultivé dans leurs propres rizières. 100% gluten free, de quoi attirer tous les hipsters du coin. 

Nous avons eu le droit à un feu d’article de 5-10 minutes autour de 21h. A la fin de celui-ci, tout le monde commençait à rentrer. « Et alors ils font pas d’after ? ». Non non ! Demain, les légumes et les fruits ne s’arrêteront  pas de vivre juste parce que c’était un peu la fête. Qui dit village de fermiers, dit village debout très tôt ! 

Je suis rentrée heureuse de toutes les rencontres faites en une soirée, et suffisamment fatiguée pour décider de laisser mes fringues tout juste lavées dans la machine. « Boah, ils n’iront pas bien loin. » 

Et vous, quelle(s) fête(s) locale(s) vous ont le plus marquée(s) ?


L’article vous a plu ? Vous avez des suggestions ? Des idées ? Votre soif de découverte n’a pas été assouvie ? N’hésitez pas à me poser des questions où simplement à échanger avec moi, c’est avec un intérêt vif que je vous répondrai !

🙂

A très bientôt, mes chers mignons et adorables petits lecteurs

Votre dévouée Lili-chan

 

 

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